Au secours, mon enfant a une tête à poux !

 

Votre enfant revient régulièrement de l’école en se grattant la tête. Vous le traitez à chaque fois contre les poux, mais vous savez que le mois suivant, c’est reparti. Et le pire, c ‘est que le petit dernier n’en attrape jamais ! Alors, a-t-il vraiment une tête à poux ? Que faire pour s’en débarrasser définitivement ?

 

Les têtes à poux ça n’existe pas

Il est vrai que certains enfants attrapent souvent des poux, alors que d’autres jamais. Pourtant, l’idée de « tête à poux » n’a aucun fondement scientifique. Par exemple, l’hygiène n’a rien à voir avec le fait d’attraper des poux ou non. Les poux ne vont pas plus volontiers sur des cheveux non lavés, ou plus gras.  Il n’y a pas non plus d’odeur plus attractive. La seule différence notable tiendrait à l’aspect et au type de cheveux. Ainsi il semblerait que les cheveux lisses et longs soient plus accessibles à ces insectes, qui y trouvent un accès direct au crâne. Mais ça ne suffit pas à expliquer que pour des types de cheveux similaires un enfant soit régulièrement contaminé et l’autre non.

 

Une question d’habitudes

Si votre enfant attrape régulièrement des poux, interrogez-vous sur ses habitudes. Est-il câlin avec ses copains ? Chahute-t-il régulièrement au corps à corps ? En effet, comme les poux ne sont pas des insectes sauteurs, contrairement à la légende, ils attendent le moment opportun pour passer d’une tête à l’autre, en se laissant tomber ou en rampant. Il s’agit donc d’un contact, tête contre tête. Pour les filles, c’est d’autant plus important que les cheveux longs multiplient les chances de contact, ainsi que les échanges d’élastiques, brosses et autres bonnets.

 

Les précautions à prendre

Pour les filles, les mesures sont donc les plus évidentes et les plus faciles à appliquer. Attachez les cheveux longs, en tresses ou en chignon, c’est de toute façon plus pratique pour bouger toute la journée et faire des activités. Prévenez les enfants de ne pas échanger bonnets et tours de cou, brosses et barrettes. Mais plus que des mesures individuelles c’est au niveau du collectif qu’il faut agir.

 

Le milieu scolaire reste le milieu où les enfants ont le plus de chances d‘attraper des poux. Pour éviter les élans de panique, il est important de sensibiliser les parents et les professeurs sur le comportement à adopter en cas de contamination.

 

 

En parler et dédramatiser

Un enfant qui a souvent des poux peut se sentir exclus, voire un peu honteux. C’est pour cela qu’il faut aborder le sujet avec lui, en lui expliquant bien les raisons possibles qui font qu’on peut attraper des poux. Peut-être fera-t-il attention si vous lui recommandez de ne pas échanger son bonnet avec un camarade, voire si vous prévenez votre fille de conserver ses cheveux attachés. Par contre pour les câlins et les jeux, cela risque d’être compliqué… C’est la raison pour laquelle il faut bien l’évoquer autour de vous, avec l’école et avec les autres parents, afin que chacun surveille la tête de ses enfants. Les poux de votre enfant viennent forcément d’une autre tête, et c’est en agissant ensemble que vous stopperez la contamination.